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Eurocarni nr. 12, 1998

Rubrica: Qui Bruxelles
Articolo di Meriaux J. L.
(Articolo di pagina 49)

Marché des viandes. Perspectives européennes et internationales.

En 1997, la Direction Générale de l’Agriculture (DG VI) de la Commission européenne a publié une série d’études sur la situation et les perspectives à long terme de plusieurs produits agricoles et du marché mondial, sous le titre de "PAC 2000".
Dernièrement la Commission a actualisé les données de l’étude relative aux perspectives à long terme des céréales, du lait et des viandes.
Dans le secteur de la viande bovine, la crise de l’e.s.b. et ses mesures connexes ont eu un impact profond sur le cycle bovin.
En 1996 et 1997, à cause ou grâce à l’élimination des gros bovins díun àge supérieur à 30 mois au Royaume-Uni, la production fut plus faible que prévue, pour se situer respectivement à 7,950 et 7,890 millions de tonnes, au lieu de 8,280 et 8,150 millions sans ladite élimination.
Les effets des mesures se prolongeront jusqu’en 1998, année durant laquelle l’offre baissera à 7,6 millions de tonnes (-3,6%), et même 1999 (-2,3%).
Au-delà une reprise de la production est attendue, avec un pic en 2002 avant un nouveau fléchissement.
En face, la consommation a récupéré 2,7% l’année dernière, et restera favorablement orientée jusqu’en 2001. La DG VI confirme cependant que la tendance à long terme (2005) est baissière et portera la consommation à 18,9 kg par habitant.
Au contraire, la consommation de viande porcine restera positive entre 1996 et 2005, malgré un léger repli (-0,2%) en 1997, de l’ordre de 0,5% par an. De son côté, la production gagnera 0,7% par an pour atteindre 17,9 millions de tonnes. L’équilibre du marché passera par une exportation dynamique, de plus en plus exonérée des aides en raison des engagements internationaux.
Déjà en 1997, 76% des exportations ont été réalisées sans restitutions. Quant à la consommation de viande de volaille, elle a décollé en 1996 (+4,1%), au détriment de la viande bovine, et restera positivement orientée à long terme, gagnant quelque 1,9% par an. L’explication tient dans son prix compétitif et dans son image auprès du consommateur.
La production devrait également s’accroître de 1,7% à 2,1% par an pour atteindre 9,9 millions de tonnes en 2005.
Les exportations se sont élevées à un niveau satisfaisant grâce aux livraisons sans restitution qui représentent jusqu’à 60% du total. Cependant, elles devraient légèrement fléchir en raison de la réduction du plafond GATT subsidié.
Dans les pays d’Europe centrale et orientale, pour la plupart des candidats à l’adhésion à l’Uni-Europe, traditionnellement la viande bovine, produite à partir du cheptel laitier, verra sa part issue du troupeau spécialisé augmenter.
Depuis 1989, la production a baissé de 40%. Un renversement de tendance est attendu sous l’impact des deux principaux producteurs que sont la Pologne et la Roumanie.
La demande devrait également se redresser de 11,6 kg par habitant en 1997 à 12,6 en 2005.
La production de viande porcine devrait progresser de 4,5 millions de tonnes en 1997 à 5,2 millions en 2005. Le producteur dominant sera la Pologne avec 2,2 millions de tonnes, suivie par la Hongrie et la Roumanie.
La consommation devrait également augmenter de 38,4 kg par habitant à 44,7 kg en 2005.
A cette date, le disponible à l’exportation est estimé à 400000 tonnes détenues principalement par la Hongrie et la Pologne qui devront trouver des débouchés sans subside.
Parmi les viandes, la consommation de volaille est la seule à avoir progressé pendant la période de transition. Elle poursuivra sa tendance jusqu’en 2005 et stimulera de ce fait la production.
Celle-ci gagnerait 30% entre 1997 e 2005, passant de 1,6 million de tonnes à 2,1. Une fois encore, le premier producteur serait la Pologne (0,75 million en 2005), suivie par la Roumanie et la Hongrie qui produiraient chacun environ 0,4 million de tonnes.
D’ici la fin de la période considérée, les disponibilités à l’exportation devraient s’accroître. Le premier exportateur demeurera la Hongrie avec 0,1 million de tonnes par an, talonnée à la fin de la période par la Pologne et la Roumanie.
Sur le plan mondial, à long terme, un développement des échanges est attendu grâce à une demande active, favorable à un redressement des prix.
Dans le secteur des viandes, la consommation progressera suite à l’amélioration des revenus, dynamisant ainsi les flux commerciaux.
Les échanges de viande bovine augmenteraient d’un million de tonnes (+20%), de viande porcine de 0,4 à 0,7 million, et de viande de volaille de 0,8 à 2,4 millions!
Ces prévisions se fondent sur:
- une forte croissance économique des pays en développement;
- une croissance démographique, en particulier en Afrique, au Moyen-Orient, en Asie et enfin en Amérique latine;
- un changement de la diététique favorable aux viandes, aux produits transformés et aux boissons;
- une libéralisation des échanges.
Selon les prévisions de diverses sources, la production mondiale de viande bovine augmenterait de 1,3% par an au cours des sept prochaines années, notamment en Chine et au Brésil.
Alors que la consommation perdrait des parts de marché au profit des viandes concurrentes dans les pays développés (ex: USA, 1997: 43 kg/habitant - 2005: 41,5 kg voire 39,5 kg), elle en gagnerait en Asie (Chine, Corée du Nord, Japon) et en Amérique latine (Brésil).
Les gains de consommation seront profitables au commerce mondial car de nombreux pays seront incapables de faire face à la demande par une augmentation de la production indigène.
Cette tendance devrait être favorable à un raffermissement des prix internationaux, insuffisant toutefois pour permettre à l’Union européenne d’accoître ses exportations sans restitution.
Tous les indicateurs de la viande porcine seraient à la hausse: production, consommation, échanges.
Les échanges pourraient croître de 30%, stimulés par une forte demande au Japon, à Hong-Kong, en Corée du Sud et au Mexique.
Par contre les prix seraient au mieux stables voire même à la baisse, sous l’effet de la concurrence de la volaille mais aussi de gain de productivité.
Les perspectives de la viande de volaille sur le plan international sont très enviables pendant les sept prochaines années: production, consommation, échanges, prix en hausse. La viande de volaille tirerait partie d’un transfert de la demande au détriment des viandes bovine et porcine.
Une expansion de la production est attendue aux USA, en Chine, au Brésil, dans l’Union européenne, ainsi qu’une croissance de la consommation au Brésil, en Chine (de 10,5 kg/habitant en 1997 à 13 kg voire 18 kg!), au Mexique, au Japon.
Ici encore, les gains de la consommation seront supérieurs à ceux de la production, augmentant díautant la dépendance vis-à-vis de l’approvisionnement extérieur et donc les échanges.
Les prix se raffermiront selon les prévisions de l’USDA mais fléchiront selon les autres sources.

Riassunto
La Commissione europea ha recentemente attualizzato il suo studio sulle prospettive dei mercati agricoli a lungo termine. Nel settore delle carni conferma la sua previsione del 1997, si sa di un mercato comunitario della carne appesantito dal peso degli stock (1.500.000 tonnellate nel 2005) e un mercato internazionale in espansione grazie a una domanda vivace nel sud-est asiatico particolarmente. Queste analisi sono uno dei principali fondamenti delle proposte di riforma della Politica agricola comunitaria. La Commissione riconosce che certe incertezze, tra le quali l’ampiezza e la durata della crisi russa, potrebbero portare a moderare l’evoluzione favorevole della domanda e dei prezzi internazionali.

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